Au niveau moins un, dans la crypte Romain Renard et Isabel Kreitz exposent les illustrations qu’ils ont réalisées pour les city guides de voyage à Montréal et à Berlin publiés conjointement par Lonely Planet et Casterman. L’objectif de la collection : redécouvrir autrement des métropoles majeures. Aussi Isabel kreitz s’est emparée de la plus vibrante des capitales européennes, Berlin. La ville préférée des francophones en Amérique du nord, Montréal, est pour sa part redécouverte par Romain Renard.
Sans la connaître, Romain Renard se sentait attiré par cette ville francophone au milieu d’un continent américain qu’il apprécie. C’est donc un regard neuf et subjectif qu’il pose avec fraîcheur sur Montréal et ses habitants. Ce sont ces derniers qui le séduisent en premier : J’ai tout de suite retrouvé une ambiance similaire à celle de Bruxelles, à la fois simple et bon enfant. Il y règne une atmosphère à la fois festive et gentille. La musique est aussi très présente partout et tout le temps. La nature également, c’est formidable d’avoir un « mont » en plein centre ville. J’ai aimé croquer la vie de quartier et principalement celle du Plateau et du Mile End. On y palpe une certaine douceur de vivre, les gens y semblent particulièrement sereins.
C’est ce Montréal là que Romain Renard expose aux cimaises de la Galerie Petits Papiers. Une vingtaine de dessins réalisés au fusain et au feutre au format 20 X 30 cm croquent la ville mais aussi et surtout ses habitants et leur art de vivre.
Isabel Kreitz, la dessinatrice révélée en France par L’Espion de Staline et Haarmann, le Boucher de Hanovre s’était exprimée jusqu’ici sur des thèmes dramatiques ou glauques. Dans les illustrations qu’elle a réalisé en couleur pour illustrer le guide Berlin, elle s’essaie à plus de réalisme en privilégiant les ambiances lumineuses et les atmosphères si particulières à cette ville multiple. Plutôt que d’en représenter les bâtiments les plus emblématiques, elle prend sur le vif les us et coutumes de ses habitants. A partir d’un détail volé au quotidien, elle dévoile les charmes discrets d’une ville aux allures bouillonnantes certes mais aussi débonnaires. Ici encore, l’homme tient la vedette et est au centre de la vie urbaine. Une entrée d’immeuble tagée, un site industriel réaffecté, une terrasse de café, une rue animée en soirée, un balcon décrépi mais fleuri, un cimetière romantique, tout est prétexte à nous livrer cette ville unique.